Il y a quelques jours encore je me demandais si je devais écrire cette chronique après cette déception (il faut clairement le dire) qu'a été ce premier (et sûrement mon dernier) concert d'Aerosmith.
Les causes de cette déception sont nombreuses mais revenons d'abord au début.
Arrivé dans les parages du popb vers 14h (chose que je ne referais pas de si tôt), en plein cagnard avec un thermomètre qui devait avoisiner les 35°C. La premier signe du malaise est survenu en voyant l'âge moyen du public en fosse (15/20 ans) et en grande partie féminin.
Premier constat, on ne compte aucun vieux hardos parmi la file d'attente, juste des jeunes ados dont certains avouent à voix hautes avoir connu le groupe via l'attraction Rock n' Roller Coaster de Walt Disney Studio.
C'est avec une impression d'aller assister à un bal lycéen de fin d'année que la mort dans l'âme j'entre dans le popb. Je me place au bout de l'avancée, entre les deux immense baffle (là où le son est sensé être meilleur) et attend l'arrivée de la première partie.
Que dire de The Cribs si ce n'est qu'il s'agit probablement de la pire première partie qu'il m'ait été donné de voir. Du Rock britannique vu et revu, cumulant clichés pompeux avec toujours les mêmes grilles d'accord tournant sans cesse sans aucune originalité. Plus que l'attitude ou les morceaux joués c'est surtout le son strident tout au long de leur set qui fut insupportable. Les types essayant par moment de jouer avec le larsen sans y arriver (n'est pas Hendrix ou Jeff Beck qui veut).
Moi qui suit en général clément et poli avec les premières parties, je me joint aux légions de sifflets alentours.
Un long rideau estampillé Aerosmith est descendu avec Everybody Must Get Stoned de Bob Dylan en fond sonore, puis les premières notes de Love in an Elevator se font entendre. Le rideau laisse place au groupe et à Steven Tyler en particulier qui s'aventure le premier en direction du public. Si ses goûts vestimentaires sont criard (chapeau de paille et veste à paillette) mon attention est tout de suite attiré par cette bouillie sonore qui sort des baffles. Dès le deuxième titres impossible de reconnaitre Back in the Saddle jusqu'à ce que Tyler ne commence à chanter. Et ce sera comme ça sur tout les titres Rocks du concert.
Bon c'est vrai ils ont une pêche d'enfer, particulièrement Tyler mais je trouve que par moment il en fait trop. Des poses faces aux ventilos à n'en plus finir. Le ridicule est atteint selon moi lorsque ce dernier passe des minutes entières la tronche face aux caméras. Tout cela donnant l'impression d'avoir allumé sa télé et de mater MTV.
Impression renforcé par le choix des balades guimauves (Jaded, I don't want to miss a thing... pour citer les plus insupportables) jalonnant ce concert rehaussés par des clips MTV sur grand écran.
Si je dois garder un moment à peu près jouissif dans ce concert, je garderais la version du titre de Peter Green, Stop Messin' Around par Joe Perry. Malheureusement tout comme avec Baby Please Don't Go un peu plus tard, le public n'est pas des plus réceptif. Il faut dire que vu l'âge et vu l'intérêt que porte le public aux titres les plus mainstream estampillé MTV du répertoire des gars de Boston. Il ne faut pas s'attendre à les étendre hurler de joie lorsque Perry leur demande: "Do you want some Blues ?"
Je n'ai pas grand chose à ajouter suite à cette grosse déception, même le rappel Dream On, Walk This Way, Toys in the Attic ne m'a pas émoustillé. Le son, en particulier le mix des guitares de Perry et Whitford étant une véritable bouillie sonore.
C'est les deux pieds devant que je quitte ce popb, une salle qui m'a tant fait vibrer par le passé (AC/DC, Eric Clapton, Paul Mc Cartney...) et qui l'instant d'une soirée a perdu de sa magie... jusqu'au prochain véritable concert.
Setlist:
01. Love In An Elevator 02. Back In The Saddle 03. Falling In Love (Is Hard On The Knees) 04. Eat The Rich 05. Pink 06. Livin' On The Edge 07. What It Takes 08. Jaded 09. Mama Kin 10. Cryin' --Drum Solo-- 11. Rag Doll 12. Stop Messin' Around 13. I Don't Want To Miss A Thing 14. Sweet Emotion 15. Baby Please Don't Go 16. Draw The Line Encore: 17. Dream On 18. Walk This Way 19. Toys In The Attic
Après la relative déception du concert du Stade de France du 12 juin 2009 (dont je n’avais d’ailleurs fait aucune chronique), j’ai vécu ce second passage comme une revanche du concert de l’an dernier. C’est avec une facilité déconcertante que je m’étais procuré deux places en pelouse or en décembre dernier et il faut dire que je n’appréhendais plus ce concert après les avoir déjà vu à 4 reprises sur cette tournée.
Mais le naturel revenant inévitablement au galop, les premiers signes d'excitation sont apparus lorsque je suis arrivé aux abords du stade. D’emblé je tombe sur des têtes qui me sont familières, Jul’ avec qui j’avais fait connaissance dans la fosse en furie de Hampden Park de Glasgow l’année dernière. Et fais la connaissance de Ti Tan et Ballbreaker73 tous les trois étant membres du forum H2ACDC. Les salutations faites chacun repart de son côté, pour ma part je file porte S à l’Ouest du Stade. Une petite foule s’y est amassée. C’est là que je tombe par hasard sur Benjamin, un fan avec qui j’avais auparavant fait connaissance lors de la mise en vente des places pour Bercy à ma FNAC habituelle et avec qui j’avais attendu l’année dernière au concert du 12 juin porte Z. Lui aussi me fait part de sa déception du concert de l’année dernière et attend le concert de ce soir comme une revanche.
Nous attendons la majeur partie de l’après –midi ensemble jusqu’à l’ouverture des portes qui a lieu vers 17h. Nous entrons à l’intérieur du stade et allons nous placer le long de l’avancée assez en retrait pour pouvoir profiter pleinement du concert sans crainte de se faire bousculer. Peu après 18h ma sœur nous rejoint et vers 18h30 la première partie se met en place. KillingMachine groupe de Metal fait son entrée. Je n’ai pas grand-chose à dire sur leur set, n’aimant pas la Metal mais la voix du chanteur m’aura plutôt fait marrer, donnant l’impression par moment que le type s’est coincé les géniteuses.
L’entrée une demi-heure plus tard de Slash est d’un tout autre niveau. Le set qu’il présentera avec son groupe est de haute volée, malgré un petit flottement en plein milieu du set. Mais entendre des titres de Guns n’ Roses par un de ses anciens membres fait son petit effet sur le public qui reprend en cœur les refrains de « Nightrain », « Sweet Child O’mine » et « Paradise City ».
A 21h tapante l’inévitable cartoon fait son apparition sur les écrans, mais ce n’est pas en direction de l’écran que mes yeux sont rivés mais vers le bout de l’avancée. Un déluge pyrotechnique illumine l’avancée et Angus Young sort du bout de la plateforme saluant le public de la pelouse et grattant les premiers accords de Rock N’ Roll Train. Le petit bonhomme rejoint ses comparses en n’oubliant pas au passage d’effectuer quelques petits duckwalk pour se mettre en jambe. D’emblé plusieurs choses me viennent alors à l’esprit : le son me semble plus fort que d’habitude, au bout de près de deux ans de tournée ils redoublent d’énergie et enfin l’impression que ce concert va rentrer dans les annales.
Au cours des derniers mois j’ai longtemps émis des jugements durs à l’encontre du groupe pour leur immobilisme concernant la setlist inchangé d’une date à une autre. Un jugement que je trouve sain et normal après tout, mais qui une fois dans l’ambiance du concert n’a plus sa place. Je me suis repris les éternels Hell Ain’t A Bad Place To Be, Back In Black, Thunderstruck, Shot Down In Flammes… dans la tronche avec toujours le même plaisir. Et même certains titres du dernier album qui étaient poussif et ne décollaient pas m’ont semblé retrouver une seconde jeunesse.
S’ils ne font pas preuve d’originalité dans la setlist il faut néanmoins souligner certains faits inédits dans la présentation du show. Notamment ce long échange entre Brian et Angus le long de l’avancée lors de la présentation de The Jack, où ils semblent tout deux jouer comme des gamins. Un The Jack magistralement interprété où Brian tentera sans succès de faire chanter un public distrait par les vidéos de jeunes demoiselles montrant leurs soutifs.
J’attendais High Voltage avec impatience depuis son insertion dans la setlist et je n’ai pas été déçu. Cette intro où les guitares rugissent à l’unisson a dévalé sur moi comme un rouleau compresseur. La suite du concert bien que conventionnel ne fait que monter encore et toujours en intensité. Sur Whole Lotta Rosie, c’est une grosse Rosie usée par ces deux ans de tournées qui est gonflée (ce qui ne manquera pas de faire rire les gars de la sécurité), sur scène le temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur nos boys.
D’ailleurs à ce propos s’il y en a un qui m’a bluffé c’est Angus, lui qui partageait plus ou moins le show avec Brian, ce soir là il a littéralement repris les rênes en main. Et sur Let There Be Rock, morceau qui lui est tout dédié il a fait preuve d’une grande habilité guitaristique pendant un quart d’heure de temps.
C’est sans surprise que Highway To Hell classique inusable est repris par des milliers de cornes clignotantes. For Those About To Rock quant à lui met un terme définitif à la soirée avec ses 21 coups de canons et par Brian Johnson lançant un « We salute you la belle France » en guise d’adieu ? au revoir ? Des petits effets pyrotechniques finissant par un son pétaradant comme une dernière salve d’honneur retentissent dans l’enceinte du Stade.
Ainsi se termine mon dernier concert d’AC/DC sur ce Black Ice Tour, place maintenant aux questions et au doute. Reviendront –ils ? Après cette débauche d’énergie on ne peut que le croire. Mais si tel n’était pas le cas, je peux d’ores et déjà témoigner de mon respect envers ces cinq mecs et les remercier pour ce qu’ils m’ont apporté et apportent comme joie à des millions de personnes toutes générations confondu de par le monde.
Merci...
Setlist:
Rock'n Roll Train Hell Ain't a Bad Place to Be Back in Black Big Jack Dirty Deeds Done Dirt Cheap Shot Down in Flames Thunderstruck Black Ice The Jack Hells Bells Shoot to Thrill War Machine High Voltage You Shook Me All Night Long T.N.T. Whole Lotta Rosie Let There Be Rock
Highway to Hell For Those About to Rock (We Salute You)
Difficile de redescendre sur terre après la claque du concert de Clapton/Winwood à Bercy, mais c’est avec la curiosité de celui qui va découvrir un artiste sur scène pour la première fois que je me suis rendu au concert de Jimmie Vaughan et de son Tilt-A-Whirl Band et de la chanteuse Lou Ann Barton (ex- Triple Threat Revue & Roomful of Blues) au New Morning.
Ce doit être mon 4ème ou 5ème concert dans cette salle après avoir vu entre autre Lucky Peterson, Bernard Allison ou encore Joe Louis Walker. J’ai rarement été déçu des concerts Blues que j’ai vu au New Morning, l’ambiance intimiste y régnant convenant parfaitement à cette musique. Seul bémol rencontré à chaque fois, des premières parties trop longues et des concerts se terminant trop tard. Ce concert dérogera à la règle puisque aucune première partie n’est prévue.
La salle n’est pas pleine comparé à ce qu’il m’a été donné de voir par le passé, ce qui explique à mon avis en partie pourquoi l’artiste se fait si rare dans la capitale depuis plusieurs années. Mais peu importe et tant mieux même cela renforce l’aspect intimiste et cela n’empêche en rien le public de communier avec les musiciens… au contraire.
Jimmie Vaughan et son band rentre en scène après avoir été annoncé par un roadie, toujours même dégaine de vieux bluesrockeurs texans, même banane et toujours cette même strat beige. Un peu longue au démarrage la première partie du concert est en partie composé de reprises de grands standard Blues. Mais c’est vraiment dès l’entrée en scène de Lou Ann Barton que la cohésion au sein du groupe et que la connexion avec le public s’est faite.
Je ne peux pas dire que je suis fan de Lou Ann Barton, j'ai tendance à trouver que les voix blanches du Blues sont un peu trop uniformisées et qu'aucune chanteuses ne sort vraiment du lot. Lou Ann Barton a un brin de voix assez agréable mais c'est surtout le duo qu'elle forme avec Jimmie Vaughan qui vaut le détour.
Cette seconde moitié du concert mets en avant les compos du dernier album en date de Vaughan (le premier depuis 2001) Play Blues, Ballads & Favorites, je retiendrais d'ailleurs deux compos vraiment jouissives "I Miss You So" et "Roll, Roll, Roll".
Le groupe nous offrira trois rappels (lors de l'un d'eux la fille de Jimmie montera sur scène pour nous dire à quel point son père est génial) avec à chaque fois un classique du répertoire de Jimmie en cadeau, Texas Flood, Six Strings Down titre hommage à Stevie Ray Vaughan que Jimmie interprète seul à la guitare et l'instrumental DF/W issu de l'album Family Style en guise de conclusion.
Petite séance de dédicace en fin de concert, Jimmie humblement et aimablement signe ma place et prend une photo avec moi comme il le fait avec bon nombre de personnes présentent.
Le comble du bonheur après nous avoir émerveillé avec sa musique toute la soirée.
Il aura quand même fallu 4 ans pour revoir Clapton dans notre bonne vieille capitale. De ce concert de 2006 je gardais un souvenir mitigé avec d'une part la satisfaction d'avoir enfin vu Eric"God" Clapton et d'entendre la plupart des pépites composant son répertoire mais avec le sentiment qu'il n'avait pas donné le meilleur de ses capacités. Se reposant bien trop souvent à mon goût sur la paire de guitaristes "Doyle Bramhall II" & "Derek Trucks".
C'est conjointement avec Steve Winwood (Spencer Davis Group, Traffic et bien sûr Blind Faith) que Clapton a décidé de se lancer dans une tournée européenne avec pour unique passage en France ce concert au Palais Omnisport de Paris Bercy.
Arrivé dans les parages du popb avec ma soeur vers 14h, nous ne tardons pas à faire la connaissance d'Olivier (kjp pour les intimes) et d'une partie du staff de Claptonweb.com. 18H30 passée, ouverture des portes, petit sprint dans la fosse pour finalement se retrouver front row au milieu légèrement excentré vers la gauche.
20h et des poussières, les deux compères ont du retard mais finissent par faire leur entrée. Et c'est sur Had to Cry Today que tout commence. Morceau phare de l'album éponyme Blind Faith les deux hommes s'escriment tout deux sur leurs guitares. Si ce que fait Winwood en tant que guitariste est intéressant ce n'est rien en comparaison du solo quasi orgasmique que nous envoie Slowhand... frissons garantis.
Low Down et After Midnight sont du même acabit, ce dernier grand classique interprété à une vitesse phénoménale voit s'entremêler les chorus d'un Clapton très inspiré. Sur Presence of the Lord les deux hommes tutoient le sublime.
Une chose qui est appréciable outre la qualité de la performance des deux hommes, c'est la setlist. Elle brasse suffisamment large pour contenter tout le monde, mêlant titres communs des deux hommes, classiques solos ou petit plaisir personnel comme ce Shape I'm In titre de The Band. Autre chose qui fait plaisir à voir et à entendre, ce sont les titres de Blind Faith, un album qui avait tant été décrié au moment de sa sortie. Ce n'est que justice de voir certains titres dépoussiérés et prendre pleinement dimension en live, à l'instar de l'excellent Well Alright.
Quelques mots sur le groupe tout de même !!! On retrouve Willie Weeks à la basse, Steve Gadd à la batterie, Chris Stainton au clavier (les interventions de ce dernier ne m'ont pas toujours convaincu et le son de clavier parfois trop synthétique à mon goût était à la limite de ce que je pouvais tolérer), l'ajout des choristes Michelle John et Sharon White n'était pas indispensable (surtout avec un vocaliste tel que Steve Winwood) mais cela ne dénaturait en rien les titres. Leurs interventions étant assez discrète la plupart du temps.
Le concert est entrée dans une toute autre dimension selon moi à partir de Georgia On My Mind. Une version différente de celle du live au Madison Square Garden de New York, puisque Winwood à l'orgue est accompagné cette fois par Clapton qui joue assis. Très concentré sur son jeu il ne se lève qu'au moment de son chorus, pas le meilleur de la soirée mais qui passe tout de même bien. L'épreuve du set acoustique est devenu un passage obligé de tout concert de Slowhand depuis une bonne quinzaine d'année. Pour ma part ce n'est pas ce qui m'a le plus emballé, Clapton évoluant plutôt en pilote automatique lorsqu'il s'agit de titres Blues comme Drifting, How Long et encore bien plus lorsqu'il s'agit d'un classique comme Layla mais je suis toujours autant impressionné de voir le suffrage qu'emporte ce titre au près du public. Bercy est définitivement sous l'emprise des deux hommes à partir de ce moment, et ce jusqu'à la fin de la soirée. Par contre le clou de ce set acoustique reste Can't Find My Way Home où comme pour Presence of the Lord, les deux hommes tutoient de nouveau le sublime.
Retour à l'électrique avec un grand classique Gimme Some Lovin' du Spencer Davis Group qui maintien l'attention et la pression dans le public et démontre encore une fois tous les talents de vocaliste de Steve Winwood. Mais si il fallait que je garde un moment fort de ce concert c'est sans conteste cette version belle à pleurer deVoodoo Chile où Clapton et Winwood redonne vie pour 13 minutes au titre de Jimi Hendrix. Le fait que les deux hommes aient été des intimes du légendaire guitariste et que l'un d'eux ait participé à l'enregistrement de ce même titre plus de quarante ans plus tôt sur l'album Electric Ladyland renforce cet hommage et justifie à lui seul son interprétation lors de ce concert. L'enchaînement avec Cocaine parait assez anecdotique à côté, pourtant la joie de jouer sur scène se transmet au public qui reprend le refrain comme un seul homme. Seul petit point noir, le solo de clavier de Chris Stainton que j'ai trouvé assez long et ennuyeux.
Dear Mr Fantasy titre de Traffic en guise de rappel et de fin, sympathique notamment le petit côté boléro que prend le morceau sur la fin, mais j'aurais vu un titre plus galvanisant pour terminer cette soirée. Un dernier salut au public, les lumières peinent à se rallumer, beaucoup croient à un nouveau rappel mais finalement les lumières se rallument.
Ce que je retiendrais de cette soirée c'est avant tout la complicité entre Clapton & Winwood qui pousse le premier à donné le meilleur de lui même. La jovialité de Slowhand avec le public français et bien sûr l'interprétation de chaque titres même si l'on peut débattre de certains choix. Si cette tournée est une des meilleures depuis longtemps en tout cas c'est le meilleur concert d'Eric Clapton qu'il m'ait été donné de voir.
Dernier Bercy de sa carrière selon les dires de certains, cette unique date française de la tournée "Good Evening Europe" flirtait avec un doux parfum de nostalgie. Revisitant le répertoire des Beatles, Wings et sa carrière solo dans un concert de près de 3h00.
C'est avec une heure de retard et devant un public impatient que Paul McCartney rentre en scène. "Magical Mystery Tour" et "Drive My Car" ouvrent alors les festivités devant un public de Bercy scandant les "Roll Up" et " Beep Beep'm Beep Beep Yeah" comme un seul homme. S'en suit un salut de Macca au public en français "Bonsoir Paris... bonsoir mon petitchou !!!" dans un français presque parfait. Un effort assez rare pour être souligné de la part d'un artiste non francophone. Apparemment la barrière de la langue ne semble pas être un obstacle pour Sir Paul.
Un Paul McCartney toujours accompagné des éternels Paul "Wicks" Wickens (Clavier), Brian Ray et Rusty Anderson (Guitares) et du titanesque Abe Laboriel Jr. (Batterie).
Un excellent groupe qui lui permet de faire revivre les classiques des Beatles, Wings et de sa carrière solo. Mais aussi un groupe avec lequel il rend de vibrants hommages aux gens et artistes qu'il a côtoyer durant sa longue carrière. En commençant par Jimi Hendrix auquel Macca rends hommage par le biais d'une petite reprise instrumentale du célèbre Foxy Lady.Il multipliera les hommages tout au long du concert notamment envers les deux Beatles qui ne sont plus de ce monde à savoir John Lennon (Here Today) et Georges Harrison (Something).
Le concert se poursuit... Macca alternant chansons au piano "The Long and Winding Road", "My Love" ou à l'acoustique qui donne lieu à l'interprétation de superbes ballades comme "Michelle" (jouée exclusivement pour le public parisien) et de titres plus entraînants "Mrs Vandebilt", "Dance Tonight".
Parmi cette avalanche de titres il est difficile de dire quel moment fût le clou du spectacle tant chaque chansons livrent son lot d'émotions. Pour ma part j'ai une affection particulière pour "Band on the Run"et ses nombreux changement d'ambiance. Et pour le spectacle pyrotechnique assourdissant qu'offre "Live And Let Die".
Mais là où le concert prend vraiment sa dimension universelle c'est avec le répertoire des Beatles. La cohésion entre l'artiste et le public est totale et des titres comme "A Day In The Life" et "Hey Jude" confirme cette impression. La surprise de cette tournée européenne est la petite révolution dans la setlist avec l'insertion de " Ob-La-Di Ob-La-Da", titre jamais joué durant toute la carrière de Sir Paul et dont l'aspect comptine de la version original s'estompe ici pour prendre une dimension festive.
C'est d'ailleurs avec un répertoire 100% Fab Four que Macca va terminer ce concert au cours de deux intenses rappels. L'occasion pour Paul de ressortir l'acoustique pour communier une dernière fois seul avec le public sur "Yesterday" avant d'enchaîner avec la furie de "Helter Skelter".
Mais c'est avec le medley "Sergent pepper's (reprise)/The End" que l'histoire se termine suivit d'un déluge de confettis.
Dernier salut au public, Macca manque de peu de se faire éborgner par un type qui balance son vinyle sur scène dans l'espoir de se le faire signer.
Quelques instants plus tard, Paul et son groupe ont définitivement quitté la scène, les lumières de Bercy se rallument... il est temps de revenir à la réalité.
Setlist:
01.Magical Mystery Tour
02.Drive My Car
03.Jet
04.Only Mama Knows
05.Flaming Pie
06.Got To Get You Into My Life
07.Let Me roll It/ Foxy Lady
08.Highway
09.The Long And Winding Road
10.I Want To Come Home
11.My Love
12.Blackbird
13.Here Today
14.Dance Tonight
15.And I Love Her
16.Mrs. Vanderbilt
17.Michelle
17.Eleanor Rigby
18.Band On The Run
19.Ob-La-Di, Ob-La-Da
20.Sing The Changes
21.Back In The USSR
22.Something
23.I've got A feeling/Jam
24.Paperback Writer
25.A Day In the Life/Give Peace A Chance
26.Let It Be
27.Live And Let Die
28.Hey Jude
Encore 1
29.Day Tripper
30.Lady Madonna
31.Get back
Encore 2
32.Yesterday
33.Helter Skelter
34.Sgt Pepper's/The End
Cela faisait presque 3 ans que Deep Purple n'avait pas pointé son nez sur Paris. Mais cette année c'est à la fête de l'Huma qu'il se retrouve programmé. Il est clair qu'ils sont la principale attraction de ces 3 jours, la foule venu en masse pour les voir ne fait que confirmer cette idée.
Premier concert du groupe à cet endroit et première fois que je les vois. Malgré une net préférence pour le célèbre MKII, c'est avant tout par curiosité que je fais le déplacement avec ma soeur.
Arrivée vers 19h nous évoluons dans les allées de la fête déjà noire de monde. Deep Purple étant programmé à 21h50 il est clair que nous sommes en avance, toutefois nous patientons en musique avec le set de The Kooks un jeune groupe de Rock pas extraordinaire mais vaut mieux ça que rien du tout pour patienter.
Une fois leur set terminé nous nous rapprochons de la scène pour Deep Purple et là commence un vrai parcourt du combattant pour se frayer un chemin. Le concert n'a même pas commencé qu'il y a des mouvements de foule.
Mais dès l'entente de l'intro de Highway Star la fosse déjà en ébullition devient insoutenable. Pourtant habitué à ce type de concert j'ai été surpris par la violence de cette foule et j'ai été obligé de reculer et de quitter la zone de pogo pour bien apprécier le concert. A de nombreuse reprise des personnes tombaient et entraînaient les personnes avec elles. Je suis moi mêmes tombé et j'ai bien cru que j'allais finir écrasé par les personnes autour de moi. Heureusement un brave type m'a aider à me relever voyant que j'étais en difficulté.
D'ailleurs j'aimerais souligné que j'ai été choqué de voir une femme environ la quarantaine et sa fille adolescente, prisent dans le mouvement de foule, criant au secours et pleurant. Certaine personnes sont insensées et ne comprennent pas qu'à partir d'un certain âge, il vaut mieux s'abstenir d'assister à un concert Rock dans les premiers rangs dans une foule composée majoritairement de jeunes de 15 à 30 ans. Autres choses qui m'a surpris ou plutôt énervé ce sont ces bandes de lascars (pour ne pas écrire un mot prohibé depuis ce fameux mois d’octobre 2005) parcourant la foule en quête de personnes à raquetter et lorsqu'ils rencontraient de l'opposition, y allaient à coups de poing comme ce fut le cas pour un pauvre type qui depuis a du se chopper un vilain oeil au beurre noir doublé d'une fracture du nez.
Mais malgré le tumulte dans le public sur scène les papys rock (moyenne d'âge 55 à 64 ans) enchaîne les titres avec aisance. Toutefois je soulignerais que sur la plupart des classiques Ian Gillan à tendance à peiner, surtout lorsqu'il s'agit des passages où habituellement sa voix doit être haute. Quant à Steve Morse si il peine au près de certains à faire oublier Ritchie Backmore reste qu'il assure vraiment et sait donner vie aussi bien aux titres les plus anciens (Strange Kind Of Woman, Wring That Neck...) qu'aux titres les plus récents comme l'arabisant Rapture Of The Deep ou la sublime ballade Sometimes I Feel Like Screaming.
Don Airey l'organiste qui a remplacé John Lord depuis 2003 n'est pas en reste. Pour preuve son solo en milieu de concert ne manquant pas au passage de titiller l'ardeur du public en interprétant un court passage de la Marseillaise.
Le clou du spectacle restera sûrement l'enchaînement Space Truckin' / Smoke On The Water où tout le public s'époumonera en criant "Smoooke on the waater !! Fire in the sky !!"
En guise de rappel le groupe entame Green Onions de Booker T & the MG's (je pense avoir été un des rares à reconnaître le titre) pour enchaîner avec une version convaincante de Hush mais qui n'émoustillera pas le public plus que ça. Ne chantant que rarement les "Na na na" lors du refrain. Par contre c'est un vrai jeu de question/réponse auquel joue le public et le groupe reprenant en coeur le riff de Black Night qui mettra un terme aux festivités.
Setlist:
Highway Star Things I Never Said Strange Kind Of Woman Rapture Of The Deep Fireball Contact Lost Steve Morse solo Sometimes I Feel Like Screamin' The Well- Dressed Guitar Wring That Neck The Battle Rages On Don Airey solo Perfect Strangers Space Truckin' Smoke On The Water
Premier concert de BB King pour moi, j'avoue que j'aurais préféré le voir dans le cadre d'un festival (Cognac ou Nice) j'ai du me rabattre sur le Palais des Congrès à la dernière minute.
Arrivé dans l'enceinte du Palais des Congrès ce que je pressentais se confirme, ce bâtiment est froid et sans âme. J'ai eu un peu l'impression d'entrer dans une salle de ciné genre UGC mais 2 à 3 fois plus grande. A la base j'étais sensé me trouver à l'avant dernier rang tout en haut mais la charmante dame chargée de me conduire à ma place me propose de me faire avancer d'une dizaine de rang plus bas.
Gros point noir de la soirée: l'attente. Bien qu'on nous passe du vieux blues en fond sonore, je me suis aperçu que finalement une première partie d'une petite demi heure voir 45 min n'aurait pas été de trop. Le BB se fait désirer et c'est à 21 h passer que le concert commence avec ses musiciens pour commencer, je n'ai pas retenu les noms, reste que le batteur Tony Coleman est celui qui m'a le plus impressionné. Deuxième point noir la sono, j'ignore comment c'était plus bas ou plus à droite de la salle mais le son des cuivres au début était insupportable.
Une fois les deux premiers morceaux de chauffe joué par le groupe terminer, BB King rentre en scène, veste violette à paillette. Je l'ai trouvé plutôt en forme pour un octogénaire et c'est seul sans l'aide de quiconque qu'il trouve sa place. Le concert commence avec Let The Good Time Roll et le son légendaire et si caractéristique de Lucille se fait entendre mais bizarrement ça n'a pas provoqué les sensations escompté. J'ai trouvé le son de sa guitare un peu trop fort et avec une distorsion assez inhabituelle, enfin c'est l'impression que j'avais de là où j'étais assis.
Nan définitivement ce qui m'a le plus ému et ce que je retiendrais de ce concert c'est cette voix, quasiment intact à 83 ans. Et l'entendre en live et sûrement le premier prétexte pour moi qui justifie de voir BB King au moins une fois dans sa vie. Les titres s'enchaîne Every Day I Have The Blues, Guess Who, One Kind Of Favor.
Et comme le laisse présager la plupart de ses concerts et son âge avancé la parlotte prend quelques peu le pas sur le musique. Tout commence par des congratulations où BB fait de la lèche au public en disant que "La France est un des rares pays à comprendre le Blues", que "Paris est une des trois meilleurs villes au monde pour le Blues" etc... j'imagine qu'il a un discours rôdé en fonction de chaque villes où il joue. Tantôt c'est Nice, tantôt c'est Vienne qui est la capitale du Blues en France. L'autre partie du concert il l'a passera à blaguer et a faire rire le public. J'avoue avoir éprouvé de la lassitude par moment, ne sachant pas vraiment quel attitude adopté et me demandant si l'on devait laisser passer sans rien dire sous prétexte que le King of the Blues est âgée et plus proche de la tombe et que vu son passé et son apport au Blues on pouvait lui pardonner ces moments de délires avec le public. La question se pose pour d'autres artistes âgé (Buddy Guy pour ne citer que lui) qui n'ont plus l'énergie qui comble ce manque d'énergie par beaucoup de parole et de la surenchère.
Il dédicace un titre pour les femmes en disant clairement qu'il était dégoûté de la façon dont les rappeurs traitent les femmes dans leurs chansons.Puis il enchaînera avec Rock Me Baby qu'il dédicace cette fois aux hommes. Et frustration pour ma part il ne termine pas le morceau puisqu'il enchaîne directement avec The Thrill Is Gone et encore là bizarrement le lot de frissons que j'espérais n'arrive pas, fautes peut être à la sono ou à la sections de cuivres que je trouve bien terne contrairement aux versions que j'ai l'habitude d'entendre. Oh when the saints clôt le concert, très vite une masse de gens se précipite devant la scène pour reçevoir des médiators et pour serrer la main de BB King. Etant trop loin j'assiste à la scène en applaudissant.
Le BB quitte la scène, il est temps pour moi de rejoindre ma soeur et un ami qui était assis quelques rangs devant moi. Au final, je suis heureux d'avoir vu BB King, je retiendrais surtout cette voix et la bonne humeur du bonhomme. Mais je suis en parti frustré et voit ce concert en demi teinte à cause de cette sono qui m'a un peu gâché le son de Lucille que je trouvait trop stridant par moment. Pour ce qui est du fait qu'il ait beaucoup parler je met cela sur le compte de l'âge. Je m'estime heureux et chanceux car l'occasion de voir BB King à l'avenir, ne se présentera sûrement pas de si tôt voir plus du tout.