vendredi 2 octobre 2009

Taste - On The Boards

La Transition






















1."What's Going On" - 3:37
2."Railway and Gun" - 3:38
3."It's Happened Before, It'll Happen Again" - 6:33
4."If the Day was Any Longer" - 2:10
5."Morning Sun" - 2:39
6."Eat My Words" - 3:47
7."On the Boards" - 6:02
8."If I Don't Sing I'll Cry" - 2:40
9."See Here" - 3:05
10."I'll Remember" - 3:02


"Le Cream du pauvre !!!" titrait une certaine presse pour désigner la formation irlandaise. Il est vrai que Taste présentait quelques similitudes avec la formation de Clapton/Bruce/Baker de part la forme du trio, une musique avec comme base principale le Blues avec quelques incursions jazzy comme il était coutume chez la plupart des groupes de l'époque. De plus le groupe avait fait la première partie de Cream lors de leur concert d'adieu, ce qui ajoute à la comparaison.

Mais là où Cream semblait tenir l'essence de sa musique des trois membres qui le composait, Taste était l'oeuvre d'un seul et unique musicien: Rory Gallagher.
Agé de 18 ans à la formation du groupe en 1966, il sera l'unique membre permanent (le bassiste Eric Kitteringham et le batteur Norman Damery quittant le groupe en 1968) et l'unique auteur/compositeur, signant tous les titres des deux uniques opus du groupe Taste (1969) et On The Boards (1970).



Ce dernier effort est intéressant à plusieurs titres car il montre des facettes que Gallagher laissera définitivement tomber ou se refusera de réitérer dans ses albums solo. Notamment un amour évident pour le jazz et pour les grands souffleurs à l'instar de John Coltrane auquel on ne peut s'empêcher de penser lorsque l'on écoute ce que Rory à peine âgé de 22 ans arrive à tirer d'un saxophone au bout de quelques mois de pratique. Si techniquement cela s'avère approximatif reste que ces interventions au saxo sur "It's Happened Before, It'll Happen Again" et "On The Boards" instaurent un climat unique qui n'est pas déplaisant pour le mélomane. Par la suite on entendra très peu Rory jouer du saxo sur ces albums solo à l'exception de quelques titres (" Million Miles Away" & "They Don't Make Them Like You Anymore" de l'album Tattoo de 1973) mais plus pour créer un fond sonore que pour faire étalage de sa virtuosité.

Inversement on notera que certains titres portent en eux des caractéristiques propres aux futures compositions du Rory Gallagher Band. "What's Going On" ouvre la voix au Blues Rock musclé qu'il créera au fil des albums et qu'il jouera sur scène. "Eat My Words" quant à lui laisse présager les futures monument immortalisant le talent de Rory à la slide guitar. Et "See Here" est le titre acoustique que Gallagher s'obligera d'insérer dans presque tout ses albums et qu'il interprétera sur scène.

Malgré un engouement de plus en plus intense qui atteindra son paroxysme lors de son passage au Festival de l'île de Wight en août 1970, Taste splitte contre toute attente mais logiquement. La formation ne servant qu'à assouvir les ambitions de Rory. Taste n'était qu'une étape dans sa carrière et "On The Boards" sa phase de transition.

dimanche 27 septembre 2009

Deep Purple Fête de l'Huma 12/09/09


Cela faisait presque 3 ans que Deep Purple n'avait pas pointé son nez sur Paris. Mais cette année c'est à la fête de l'Huma qu'il se retrouve programmé. Il est clair qu'ils sont la principale attraction de ces 3 jours, la foule venu en masse pour les voir ne fait que confirmer cette idée.
Premier concert du groupe à cet endroit et première fois que je les vois. Malgré une net préférence pour le célèbre MKII, c'est avant tout par curiosité que je fais le déplacement avec ma soeur.



Arrivée vers 19h nous évoluons dans les allées de la fête déjà noire de monde.
Deep Purple étant programmé à 21h50 il est clair que nous sommes en avance, toutefois nous patientons en musique avec le set de The Kooks un jeune groupe de Rock pas extraordinaire mais vaut mieux ça que rien du tout pour patienter.

Une fois leur set terminé nous nous rapprochons de la scène pour Deep Purple et là commence un vrai parcourt du combattant pour se frayer un chemin. Le concert n'a même pas commencé qu'il y a des mouvements de foule.

Mais dès l'entente de l'intro de Highway Star la fosse déjà en ébullition devient insoutenable. Pourtant habitué à ce type de concert j'ai été surpris par la violence de cette foule et j'ai été obligé de reculer et de quitter la zone de pogo pour bien apprécier le concert. A de nombreuse reprise des personnes tombaient et entraînaient les personnes avec elles. Je suis moi mêmes tombé et j'ai bien cru que j'allais finir écrasé par les personnes autour de moi. Heureusement un brave type m'a aider à me relever voyant que j'étais en difficulté.

D'ailleurs j'aimerais souligné que j'ai été choqué de voir une femme environ la quarantaine et sa fille adolescente, prisent dans le mouvement de foule, criant au secours et pleurant. Certaine personnes sont insensées et ne comprennent pas qu'à partir d'un certain âge, il vaut mieux s'abstenir d'assister à un concert Rock dans les premiers rangs dans une foule composée majoritairement de jeunes de 15 à 30 ans. Autres choses qui m'a surpris ou plutôt énervé ce sont ces bandes de lascars (pour ne pas écrire un mot prohibé depuis ce fameux mois d’octobre 2005) parcourant la foule en quête de personnes à raquetter et lorsqu'ils rencontraient de l'opposition, y allaient à coups de poing comme ce fut le cas pour un pauvre type qui depuis a du se chopper un vilain oeil au beurre noir doublé d'une fracture du nez.



Mais malgré le tumulte dans le public sur scène les papys rock (moyenne d'âge 55 à 64 ans) enchaîne les titres avec aisance. Toutefois je soulignerais que sur la plupart des classiques Ian Gillan à tendance à peiner, surtout lorsqu'il s'agit des passages où habituellement sa voix doit être haute. Quant à Steve Morse si il peine au près de certains à faire oublier Ritchie Backmore reste qu'il assure vraiment et sait donner vie aussi bien aux titres les plus anciens (Strange Kind Of Woman, Wring That Neck...) qu'aux titres les plus récents comme l'arabisant Rapture Of The Deep ou la sublime ballade Sometimes I Feel Like Screaming.


Don Airey l'organiste qui a remplacé John Lord depuis 2003 n'est pas en reste. Pour preuve son solo en milieu de concert ne manquant pas au passage de titiller l'ardeur du public en interprétant un court passage de la Marseillaise.


Le clou du spectacle restera sûrement l'enchaînement Space Truckin' / Smoke On The Water où tout le public s'époumonera en criant "Smoooke on the waater !! Fire in the sky !!"


En guise de rappel le groupe entame Green Onions de Booker T & the MG's (je pense avoir été un des rares à reconnaître le titre) pour enchaîner avec une version convaincante de Hush mais qui n'émoustillera pas le public plus que ça. Ne chantant que rarement les "Na na na" lors du refrain. Par contre c'est un vrai jeu de question/réponse auquel joue le public et le groupe reprenant en coeur le riff de Black Night qui mettra un terme aux festivités.

Setlist:

Highway Star
Things I Never Said
Strange Kind Of Woman
Rapture Of The Deep
Fireball
Contact Lost
Steve Morse solo
Sometimes I Feel Like Screamin'
The Well- Dressed Guitar
Wring That Neck
The Battle Rages On
Don Airey solo
Perfect Strangers
Space Truckin'
Smoke On The Water

Rappel:

Green Onions/Hush
Black Night

lundi 17 août 2009

C'était il y a 40 ans...

Jimi Hendrix: Live at Woodstock


















Disque 1:

1. Introduction
2. Message to Love
3. Hear My Train A Comin'
4. Spanish Castle Magic
5. Red House
6. Lover Man
7. Foxey Lady
8. Jam Back At The House


Disque 2:

1. Izabella
2. Fire
3. Voodoo Child (Slight Return)
4. Star Spangled Banner
5. Purple Haze
6. Woodstock Improvisation
7. Villanova Junction
8. Hey Joe


C'était il y a 40 ans... la jeunesse américaine se réunissait à Bethel à côté de Woodstock pour trois jours d'amour, de paix et de musique du 15 au 18 août 1969.


L'événement qui devait accueillir 50 000 personnes en accueillera finalement 400 000. Le festival payant à la base devint par la force des choses un évènement gratuit, ce qui fut un désastre financier pour les organisateurs mais qui inscrivit définitivement l'évènement dans la légende.


Une légende crée aussi et grâce à une affiche incroyable, la crème de la musique de l'époque était réuni: Janis Joplin; Joe Cocker; The Who; Canned Heat; Santana; Ten Years After; Sly & the Family Stone; Crosby, Stills, Nash & Young; Joan Baez; Johnny Winter; Jefferson Airplane... et bien sûr Jimi Hendrix


Mais ce qui fut un véritable coup de projecteur pour certains (ex: révélation de Ten Years After et de Joe Cocker) fut un vrai calvaire pour d'autres. La faute à une organisation et une logistique pas toujours au point, à cela on peut ajouter la pluie qui s'est abattu sur le site durant le deuxième jours (ex: Prestation décevante de Creedence Clearwater Revival, qui leur inspira plus tard le titre "Who'll Stop The Rain") qui rallongea la durée du festival jusqu'à ce fameux matin du 18 août où Jimi Hendrix et son nouveau groupe entra en scène.

C'est sous le nom de "Jimi Hendrix Experience" qu'est annoncé le groupe, mais Hendrix vient tout de suite clarifier les choses en précisant que l'Experience n'est plus et qu'il a laissé place au Gypsy Sun & Rainbows ou Band of Gypsy. Chose osée pour un évènement de cette envergure c'est avec un groupe à peine rodé que Jimi se produit cette matinée du 18 août 1969. Une formation composé de Billy Cox (basse) un ancien ami de régiment de Jimi qui sera son bassiste jusqu'à sa mort l'année suivante, Mitch Mitchell (batterie) qui est l'unique survivant de la dissolution de l'Experience, Larry Lee (guitare), Juma Sultan & Jerry Velez (percussions).


La formation a rendez vous avec l'histoire et c'est avec "Message to Love" qu'elle débute. Une nouvelle composition peu jouée jusqu'alors et qui verra son apogée avec le live Band of Gyspsy. Une entrée en matière en douceur finalement d'un concert qui ne fera qu'aller en intensité jusqu'à l'explosion finale."Hear my train a Comin'" titre non présent dans la version DVD du concert et dont la version acoustique doit être plus connu du grand public que la version électrique. Néanmoins ce titre n'est pas récent puisque Jimi l'a interprété à plusieurs reprise avec l'Experience, ici on sent clairement les prémices de Machine Gun qui verra le jour quelques mois plus tard. C'est une très bonne version que le groupe nous sert, on notera que la version de ce double se verra éditée du solo de Larry Lee comme ce sera le cas de pratiquement tout ces solos sur les titres suivant. Et que deux compositions de Lee (Mastermind, Gypsy Woman) sont absent du double cd et du DVD.


"Spanish Castle Magic" & "Red House" titre bien connu du répertoire hendrixien font leur apparition. Si la prestation du premier titre est correct, on est légèrement frustré par ce Red House où Hendrix se montre inspiré tant au niveau guitaristique qu'au chant mais la tension tombe subitement lorsque Jimi casse une corde. On ne l'entend pas sur le double mais Jimi passe le relais à Larry Lee dont le solo est coupé. Ecourtant ainsi une version prometteuse.


S'ensuit "Lover Man" qui n'est autre que la version hendrixienne de "Rock me Baby" de BB King. Une version enjouée ou Hendrix d'humeur dansante laisse largement la place à Larry Lee. "Foxy Lady" autre titre incontournable du répertoire hendrixien, sans être la meilleure interprétation de la carrière du Voodoo Child a le mérite de montrer un semblant de cohésion dans cette nouvelle formation.


A partir de "Jam Back at the House", instrumental au rythme hypnotique, le concert prend une nouvelle tournure. La cohésion du groupe se ressent beaucoup plus que lors des morceaux précédents. Ajoutons cependant que les percussions assurés par Jama Sultan & Jerry Velez sont difficilement perceptible et ce, durant l'intégralité du concert. "Izabella" nouvelle composition raconte l'histoire d'un soldat sur le front qui espère que sa bien aimée ne le trompera pas pendant son absence. Hormis les paroles c'est un titre jouissif qui ne sera joué que très rarement par la suite.Retour avec du plus conventionnel avec "Fire" dont la violence de l'interprétation n'a pas à pâlir avec la version studio.





Rien, je penses n'aurait pu préparer le public à ce qu'il allait voir dans cette dernière partie de concert. Avec "Voodoo Child (Slight Return)" Hendrix et le Gypsy Sun & Rainbows proposent tout simplement une des meilleures versions de ce titre en live. L'intensité ne semble jamais vouloir redescendre, hormis le passage où Jimi présente le groupe tout en continuant à jouer. La cohésion tant recherché par le groupe depuis le début semble être trouvé. Jimi ira même jusqu'à proposer aux personnes du public qui s'ennuie de partir prétextant que le concert tournait à la jam.


Ceux qui ont suivis ce conseil ont du s'en mordre les doigts. Car bien que le public soit passé de 400 000 à 30 000 personnes en cette fin de festival, le clou du spectacle et le passage qui rendra Woodstock immortel et si représentatif d'une génération va se dérouler sous leurs yeux.


Jimi s'approprie sous les yeux stupéfait du public l'hymne américain "The Star Spangled Banner", ponctuant son interprétation de sons de bombes comme si un avion larguait du napalm ajouté à cela des cris. Hendrix fait alors figure de véritable sculpteur sonore et la comparaison avec Guernica est forte à propos et non pas usurpé. Une version lourde de sens vu le contexte politique de l'époque et un courage énorme de la part d'un jeune noir de 26 ans qui touche à un symbole aussi sacré n'ayant à aucun moment peur de choquer l'Amérique puritaine.


C'est sous les applaudissements et les cris du public conquis que Hendrix enchaîne avec "Purple Haze", un titre qui trouve son point culminant avec l'enchaînement vers cette longue improvisation "Woodstock Improvisation" où Jimi sans aucune esbroufe fait preuve à la fois de virtuosité et d'un grand sens d'improvisation, passant de la grande décharge électrique à la Wha Wha au passage plus rythmé pour finir dans un calme serein faisant se profiler au loin le sublime instrumental "Villanova Junction".


Le concert aurait pu se terminer sur cette note de légèreté mais Jimi décide de conclure avec "Hey Joe". Lui qui à plusieurs reprises avait dit en avoir assez de jouer ce titre, c'est sûrement pour remercier le public qu'il l'interprète en toute fin de concert.









mercredi 5 août 2009

BB King Paris Palais des Congrès 22 juillet 2009

Premier concert de BB King pour moi, j'avoue que j'aurais préféré le voir dans le cadre d'un festival (Cognac ou Nice) j'ai du me rabattre sur le Palais des Congrès à la dernière minute.

Arrivé dans l'enceinte du Palais des Congrès ce que je pressentais se confirme, ce bâtiment est froid et sans âme. J'ai eu un peu l'impression d'entrer dans une salle de ciné genre UGC mais 2 à 3 fois plus grande.A la base j'étais censé me trouver à l'avant dernier rang tout en haut mais la charmante dame chargée de me conduire à ma place me propose de me faire avancer d'une dizaine de rang plus bas.

Gros point noir de la soirée: l'attente. Bien qu'on nous passe du vieux blues en fond sonore, je me suis aperçu que finalement une première partie d'une petite demi heure voir 45 min n'aurait pas été de trop.Le BB se fait désirer et c'est à 21 h passer que le concert commence avec ses musiciens pour commencer, je n'ai pas retenu les noms, reste que le batteur Tony Coleman est celui qui m'a le plus impressionné.
Deuxième point noir la sono, j'ignore comment c'était plus bas ou plus à droite de la salle mais le son des cuivres au début était insupportable.



Une fois les deux premiers morceaux de chauffe joué par le groupe terminer, BB King rentre en scène, veste violette à paillette. Je l'ai trouvé plutôt en forme pour un octogénaire et c'est seul sans l'aide de quiconque qu'il trouve sa place.Le concert commence avec Let The Good Time Roll et le son légendaire et si caractéristique de Lucille se fait entendre mais bizarrement ça n'a pas provoqué les sensations escompté. J'ai trouvé le son de sa guitare un peu trop fort et avec une distorsion assez inhabituelle, enfin c'est l'impression que j'avais de là où j'étais assis.

Nan définitivement ce qui m'a le plus ému et ce que je retiendrais de ce concert c'est cette voix, quasiment intact à 83 ans. Et l'entendre en live et sûrement le premier prétexte pour moi qui justifie de voir BB King au moins une fois dans sa vie. Les titres s'enchaîne Every Day I Have The Blues, Guess Who, One Kind Of Favor.





Et comme le laisse présager la plupart de ses concerts et son âge avancé la parlotte prend quelques peu le pas sur le musique. Tout commence par des congratulations où BB fait de la lèche au public en disant que "La France est un des rares pays à comprendre le Blues", que "Paris est une des trois meilleurs villes au monde pour le Blues" etc... j'imagine qu'il a un discours rôdé en fonction de chaque villes où il joue. Tantôt c'est Nice, tantôt c'est Vienne qui est la capitale du Blues en France. L'autre partie du concert il l'a passera à blaguer et a faire rire le public. J'avoue avoir éprouvé de la lassitude par moment, ne sachant pas vraiment quel attitude adopté et me demandant si l'on devait laisser passer sans rien dire sous prétexte que le King of the Blues est âgée et plus proche de la tombe et que vu son passé et son apport au Blues on pouvait lui pardonner ces moments de délires avec le public.La question se pose pour d'autres artistes âgé (Buddy Guy pour ne citer que lui) qui n'ont plus l'énergie qui comble ce manque d'énergie par beaucoup de parole et de la surenchère.

Il dédicace un titre pour les femmes en disant clairement qu'il était dégoûté de la façon dont les rappeurs traitent les femmes dans leurs chansons.Puis il enchaînera avec Rock Me Baby qu'il dédicace cette fois aux hommes. Et frustration pour ma part il ne termine pas le morceau puisqu'il enchaîne directement avec The Thrill Is Gone et encore là bizarrement le lot de frissons que j'espérais n'arrive pas, fautes peut être à la sono ou à la sections de cuivres que je trouve bien terne contrairement aux versions que j'ai l'habitude d'entendre.
Oh when the saints clôt le concert, très vite une masse de gens se précipite devant la scène pour reçevoir des médiators et pour serrer la main de BB King. Etant trop loin j'assiste à la scène en applaudissant.



Le BB quitte la scène, il est temps pour moi de rejoindre ma soeur et un ami qui était assis quelques rangs devant moi.Au final, je suis heureux d'avoir vu BB King, je retiendrais surtout cette voix et la bonne humeur du bonhomme. Mais je suis en parti frustré et voit ce concert en demi teinte à cause de cette sono qui m'a un peu gâché le son de Lucille que je trouvait trop stridant par moment. Pour ce qui est du fait qu'il ait beaucoup parler je met cela sur le compte de l'âge.Je m'estime heureux et chanceux car l'occasion de voir BB King à l'avenir, ne se présentera sûrement pas de si tôt voir plus du tout.

dimanche 12 juillet 2009

AC/DC Glasgow Hampden Park 30 juin 2009


Jamais de ma vie je n'aurais imaginé mettre les pieds en Écosse et pourtant c'est bien là que ma sœur et moi avons atterris. C'est dingue ce que la passion pour un groupe peut pousser à faire. Essayer de voir les membres d'AC/DC au Georges V était pour moi un premier signe d'obsession voir de fanatisme mais les voir dans la ville natale des frangins Young a poussé le vice au delà de l'imaginable.

C'est donc le dimanche 28 juin que nous prenons l'avion à l'aéroport de Beauvais après avoir au préalable loupé le vol de 14h00, nous n'avons pas d'autre choix que d'attendre le prochain qui est à 23h55. Je passe volontairement sur la longue attente à Beauvais qui n'est pas vous comprendrez la ville la plus passionnante de France.

C'est donc tard dans la nuit que nous arrivons à l'aéroport de Prestwick à quelques kilomètres de Glasgow (oui je vous parles pas en miles parce que cette unité de mesure m'est totalement étrangère). Après avoir pris un car direction Buchanan Bus Station en plein coeur de Glasgow nous prenons un Taxi en direction de notre auberge de jeunesse Globetrotters Hostel. Une auberge de jeunesse dans un état de délabrement avancé qui ne doit pas compter beaucoup de client. Mais au delà de son apparence l'accueil que l'on reçoit est exemplaire. Un vieil écossais et deux jeunes irlandais (dont un prénommé Angus ) nous invite à trinquer avec eux. Malgré l'heure tardive (près de 1h00) nous acceptons pour ne pas les vexer. Après nous avoir fait un long discours sur la supériorité de Glasgow par rapport à Edinburgh et les liens fraternel unissant l'Écosse et la France depuis le moyen âge, le vieil écossais un peu trop imbibé d'alcool commence à somnoler. Il est 4h00 passé et nous même imbibé de Vodka demandons où se situe nos chambres. C'est avec un plaisir certains que nous prenons nos aises même si l'état d'insalubrité des chambres aurait de quoi faire fuir.





La journée du lundi nous permettra de nous familiariser avec la ville. Autant le dire tout de suite, si l'accueil est le point fort de cette ville c'est sûrement pour compenser avec le peu de choses à voir. Pour faire simple Glasgow offre très peu d'attrait du point de vue touristique. Avant notre départ et même à notre arrivée ma soeur et moi même étions stupéfait de ne pas trouver de guide touristique sur la ville du type "Guide du Routard" ou autre. Fort heureusement le centre ville et ses nombreuses rues piétonnes ont de quoi nous occuper pour le restant de la journée. Autre signe positif la ville semble s'être mis au couleur d'AC/DC avec des devantures de Pub et magasins affichant clairement l'évènement à venir.
Mais avant de prendre l'énorme baffe à Hampden Park le lendemain, nous nous sommes réservé un petit amuse gueule en allant voir le légendaire John Mayall à l'O2 Academy ce lundi soir.(voir chronique précedente)



Mardi 30 juin, le jour tant attendu est arrivé… C’est à 10h00 que nous nous réveillons, quelqu’un frappe à notre porte, il s’agit de trois fans d’AC/DC écossais fraîchement débarqué. D’emblé ils nous offrent une bière que nous acceptons, même si une bière en guise de p’tit dèj’ n’est pas dans nos habitudes. Une fois prêt nous partons en direction du centre ville, achetons quelques boissons et sandwichs puis prenons notre train à Central Station. Normalement nous aurions du descendre à Mount Florida station mais, erreur de ma part, nous descendons Queens Park station, ce qui nous obligent à marcher sur au moins 1km. Pour le coup ça valait le coup de descendre plus tôt nous passons devant un somptueux parc et des habitations plutôt cossus.



Enfin arrivé aux abords de Hampden Park nous nous posons devant l’entrée B, j’en profite pour envoyer un texto à Jul’(du forum Highway to ACDC) qui me répond qu’ils sont encore au centre ville. Malgré une chaleur écrasante l’attente est supportable. Certains tue le temps en jouant au ballon ou en lisant la presse people.

Après environ 1h30 d’attente, de longues files commencent à se former et pas très loin de moi je vois deux types vestes à patch. A coup sûr c’est eux… Ma sœur va à leur rencontre pendant que je garde notre place dans la file et effectivement il s’agit bien de Jul’ et de Loïc. Les portes s’ouvrent et j’ai à peine le temps de saluer Jul’ que nous entrons à l’intérieur.




Nous prenons place à gauche de la scène côté Malcolm et commençons à faire connaissance. On évoque nos concerts précédents. Jul’ a un beau palmarès à son actif: 20ème concerts. Autant dire que moi et mon 4ème concert des boys on a l’air vraiment ridicule à côté.

Lorsque The Answer pointe le bout de son nez nous avons enfin l’occasion de tester ce public écossais et surtout l’acoustique du Stade. Les irlandais fidèle à eux-mêmes enchaîneront le même set comme on a pu le voir à chaque dates de cette tournée européennes. A l’exception de cet hymne écossais qui réveillera les ardeurs du public d’Hampden.

Si on peut à la longue être saoulé de voir The Answer à chaque concert, ce n’est rien à côté de l’affligeant groupe anglais The Subways. De mémoire je ne me rappelle pas avoir vu un groupe aussi pédant et prétentieux. Et musicalement j’vous raconte pas… ça fait tourner trois/quatre accords tout en hurlant à gerber et en tournant sur soit même avec sa guitare et ça ose s’autoproclamer comme étant un groupe de Rock.

De plus vu le scandale qu’ils avaient provoqué à Wembley quelques jours plus tôt en insultant les boys et leur fan je comprend pas qu’ils aient été maintenu en première partie. D’ailleurs tout au long de leur set, ils tenteront de se racheter en caressant dans le sens du poil le public et en faisant l’éloge de l’Écosse. Un public visiblement pas dupe puisque autour de moi un champ de majeur bien dressé bourgeonna comme par enchantement.

Et nous voici maintenant dans la dernière ligne droite, les roadies des boys accordent les instruments et la bande sonore qui nous passe du Buddy Guy se fait entendre. Devant nous une bande de jeunes filles écossaises bien en chaires n’ont pas l’air consciente que cette fosse en apparence calme sera dans une poignée de minutes un véritable chaudron. Jul’ met en garde une des filles mais cette dernière ne semble pas prêter attention à ce qu’il dit.

Et c’est parti !!! Le cartoon fait son apparition à l’écran. On a beau l’avoir vu maintes et maintes fois que ce soit en concert ou en vidéo sur le net, reste que cette entrée en scène a de la gueule. Le train déraille et le petit diablotin déguisé en écolier apparaît et sonne les premiers accords de Rock n’ Roll Train. Que dire de plus si ce n’est que la baffe est immense comme à chaque fois. On a beau être à la dernière date nos boys donneront le maximum comme à chaque concerts. Dès le début les gens de derrières exercent une pression immense qui nous compriment contre les barrières.

La bande de jeunes filles commencent à montrer des signes d’affolement. L’une d’entre elle notamment située devant moi ne semble pas comprendre que cette pression viens des gens de derrière et commencent à m’insulter de tout les noms d’oiseaux possibles et imaginable. Elle ira jusqu’à m’écraser violemment le pied droit. Puis pris de panique sur Back in Black demandera à se faire évacuer par les gars de la sécurité. L’ami Jul’ mettra la main à la patte en aidant les autres demoiselles à sortir ce qui non seulement nous fera un gain de place évident et nous permettra enfin d’être contre les barrières.

A partir de Big Jack je peux enfin profiter du concert sans trop me soucier des gens qui demande à se faire évacuer. Néanmoins je soulignerais un détails plutôt étonnant, ce sont en majorité des gens corpulents qui se font sortir. Les filles au gabarit plus petit résistant apparemment mieux à la pression.

Sur scène nos boys se déchaînent, enchaînant les titres avec l’aisance habituel mais je soulignerais juste que Brian semblait bien plus fatigué que les autres avec une voix moins au top que d’habitude. Pour le reste que dire de plus si ce n’est que le plaisir est toujours le même à l’écoute des Dirty Deeds, Shot Down In Flames, Thunderstruck. Brian nous foirera quelques peu le début des paroles de The Jack mais le strip d’Angus et les vidéos montrant des jeunes filles du public (notamment une qui n’hésitera pas à faire le topless) nous fera oublier ce petit incident. Après Hells Bells un petit changement de guitare s’impose avec notamment l’utilisation de la White Falcon pour Malcolm sur Shoot to Thrill.

Moment qui a failli être magique pour moi avant War Machine, mon regard croise celui de Brian, je lui fais signe et il me répond à son tour qu’il revient. Il part non loin de Malcolm et revient avec une bouteille (sûrement un genre de boisson énergisante) qu’il lance dans ma direction malheureusement je la frôle du bout des doigts et c‘est quelqu’un sur ma gauche qui l‘a récupère.

J’ai beau les voir pour la 4ème fois mais rien n’y fait je reste passif sur Anything Goes. A partir de You Shook Me All Night Long le concert prend une toute autre dimension, le public réceptif chante les chansons en entier avec Brian qui en profite surtout au début de Whole Lotta Rosie. Sur le même titre Brian pris dans le feu de l’action en perd son oreillette (sûrement pour les retours) et ne peut chanter la fin de la chanson.

Let There Be Rock est sûrement un des titres qui me procure le plus de frissons en live car le groupe donne tout ce qu’il a et c’est le moment de grâce d’Angus où il fait étalage de sa dextérité. Une chose m’a frappé pendant que Angus était sur la plateforme, j’ai pu distinguer Brian dans la pénombre en train de pratiquer un genre d’exercice de respiration, fermant les yeux et inspirant puis expirant profondément.

Certains avait fait le chemin exprès pour l’entendre mais j’avoue que d’entendre Bonny ne m’a pas donné le lot de frisson escompté. J’aurais préféré que Angus le joue une fois sur scène, la communion avec le public aurait été plus intense. Highway to Hell et For Those About To Rock (We salute you) terminent comme d’habitude les festivités. Je ne m’attendais à aucune surprise néanmoins j’ai été surpris par l’ampleur de ce feu d’artifice bien plus impressionnant que le pétard mouillé que nous avions eu droit au Stade de France.





Petite photo souvenir avec Jul’ devant cette scène que nous espérons tous revoir un jour puis il est temps de retrouver Loïc et Arnukem (eux aussi membres de H2ACDC) avec qui je fais seulement connaissance. Ensemble nous referons le concert sans trop aborder la question qui nous trottent tous dans la tête à savoir « Avons-nous assisté à leur dernier concert en Europe ? »

We Salute You Scotland !!!

Setlist:

"Rock 'n' Roll Train"
"Hell Ain't a Bad Place To Be"
"Back In Black"
"Big Jack"
"Dirty Deeds Done Dirt Cheap"
"Shot down in Flames"
"Thunderstruck"
"Black Ice"
"The Jack"
"Hells Bells"
"Shoot To Thrill"
"War Machine"
"Dog Eat Dog"
"Anything Goes"
"You Shook Me All Night Long"
"T.N.T."
"Whole Lotta Rosie"
"Let There Be Rock"

Rappel:

"Bonny/Highway To Hell"
"For Those About To Rock (We Salute You)"


John Mayall O2 Academy Glasgow 29 juin 2009



Autant le préciser tout de suite, le but du voyage à Glasgow n'était pas à la base pour aller voir John Mayall mais pour voir une dernière fois une certaine formation de (Hard ?) Rock cher à mon coeur. Mais comme Glasgow n'est pas une ville avec un très grand attrait touristique, l'idée de voir John Mayall et sa nouvelle formation est très vite venu à l'idée de ma soeur et de moi même pour nous occuper pendant ces 4 jours. C'est à l'O2 Academy, salle comparable à La Cigale en terme de capacité de place que le père Mayall a élu domicile. C'est aux environs de 18h00 que nous arrivons dans les parages. Une maigre file d'attente d'une vingtaine de personne, principalement composée de quadra et de quinqua est déjà présent au moment ou nous arrivons. A 18h30 les portes s'ouvrent et nous nous engouffrons à l'intérieur. A ma grande surprise l'accès au balcon est fermé, Mayall n'ayant sûrement pas vendu le nombre de place escompté, c'est en fosse que nous nous retrouvons et en place assise. Je passerais sur la première partie qui était un étrange groupe britannique qui jouait un genre de country folk accumulant les clichés pompeux.





C'est tout d'abord seul que John Mayall se pointe sur scène, saluant le public et jetant un rapide coup d'oeil sur la salle qui ne compte qu'une centaine de personnes présente. Ce qui est peu pour un artiste de sa renommé. Peu lui importe puisqu'il nous annonce le premier morceau du concert. Un titre de Sonny Boy Williamson II Another Man (présent sur le célèbre Beano) qu'il joue seul à l'harmonica. On ne pouvait espérer meilleur entrée en matière, ce début de concert prend d'emblée une atmosphère de cours avec pour unique matière: le Blues.

Le nouveau groupe de John rentre alors en scène composé de Rocky Athas (Guitare) qui pour info est un guitariste Texan et un ami d'enfance de Stevie Ray Vaughan. Greg Rzab (basse) au C.V impressionnant (Santana,Jimmy Page,Jeff Beck, The Allman Brothers, Albert King, Otis Rush...), il auditionna au près des Stones en vu de remplacer Bill Wyman. Jay Davenport (batterie) lui même ayant joué par le passé avec de grands noms du Blues (Pinetop Perkins, Melvin Taylor, Junior Wells, Jimmie Johnson...). Tom Canning (Clavier) qui est le seul rescapé de la dissolution des Bluesbreakers qui n'est plus à présenter.


Donc le concert s'enchaîne avec son lot de classique pour la majorité issu du fameux Beano (Hideway, All Your Love, Parchman Farm, Have You Heard...). Mayall ne laissera les clavier de côté pour la guitare uniquement le temps d'un titre issu du dernier album.







Les nouveaux acolytes de John s'amuse sur scène et ça se voit, Mayall n'hésitant à aucun moment de se mettre en retrait pour les mettre en valeur. Le style texan de Rocky Athas apporte une certaine dynamique à ce groupe que Mayall n'avait pas ou avait perdu avec les Bluesbreakers de Buddy Wittington. De cette nouvelle formation j'avoue ne pas avoir été des masses transporté par les interventions de Tom Canning.



Anecdote et moment hilarant lors de ce concert. Notre présence intriguera un de nos voisins qui aura le culot de tendre une feuille au père Mayall où il a écrit: (le mot était en anglais) " Les deux personnes près de moi sont parisiens, je ne demande pas un petit Parisienne Walkays (le fameux titre de Gary Moore) mais ? " autant dire qu'après la lecture de Mayall de ce mot nous étions grillés dans tout la salle comme si on braquait des projecteurs sur nous. A la sortie de la salle nous avons eu droit à des "Bienvenue en Écosse" et en français de la part de personnes du public qui avaient assisté amusé à toute la scène.

Voilà donc à peu près tout ce que je pouvais dire sur ce concert, mon premier de John Mayall et qui j'espère ne sera pas mon dernier (Mayall ayant apparemment boudé la France pour sa nouvelle tournée).
Je m'excuse au passage de ne pas avoir développé d'avantage sur la setlist (que j'ai oublié hormis quelques titres) mais qui, je peux le certifié était centrée d'avantage sur les classiques.

jeudi 11 juin 2009

Neil Young Zénith de Paris 4 juin 2009


Ce 4 juin 2009 restera à jamais gravé dans ma mémoire. Après l'avoir loupé de peu l'année dernière, j'ai enfin l'occasion de rattraper mon erreur et de voir enfin le grand Neil Young.

Ce n'est pas à l'Olympia ou au Grand Rex que le Loner a élu domicile mais au Zénith, une salle moins intimiste c'est vrai mais plus à la mesure de la grande décharge électrique qu'il s'apprête à envoyer comme en témoigne son dernier album en date Fork in the Road. Un album qu'il n'a pratiquement pas exploité sur scène à l'exception du titre "Get Behind The Wheel".

C'est donc dans un Zénith plein à craquer que le Loner joue ce soir, devant un public assez éclectique. On compte autant de fans de la première heure que de jeunes ados sevré au son de Harvest.


La scène en elle même offre une vision plutôt anarchique, avec des câbles de part et d'autres. Et fantaisie de la part du Loner, un totem indien et un téléphone rouge (un clin d'oeil de la Guerre Froide sans doute) paraissent sortir de nulle part.

C'est à une heure plutôt tardive (21h30) que le vieux Neil entre en scène. L'homme à l'air vraiment très vieux du haut de ses 64 ans mais c'est dans une tenu décontracté qu'il se présente. Chemise blanche avec T Shirt à l'effigie du révolutionnaire Zapata, un jean et comme il ne cessera de le rappeler tout au long du concert en refaisant régulièrement ses lacets entre chaque chansons: une nouvelle paire de chaussures.

En le voyant dans cette tenu on ne peut s'empêcher de penser que c'est sûrement à ça qu'aurait ressembler un Kurt Cobain dans 20 ans si il ne s'était pas ôter la vie. Car c'est le Neil Young "Père du Grunge" qui se déchaîne dès les premier accords de Love And Only Love, dispersant ainsi les doutes quant à sa santé qui a été si malmené ces dernières années.

La première partie du concert toute en électricité montre un Neil Young combatif, se battant avec sa guitare pour sortir des solis déchirant.



Le concert poursuit sur sa lancée Hey Hey, My My (Into the Black) , Nobody Knows This Is Nowhere , Pocahontas, Spirit Road... la tension redescend un peu le temps d'un somptueux et lancinant Cortez The Killer. Puis remonte considérablement dès l'entente du riff de Cinnamon Girl qui met le Zénith en ébullition.

Neil laisse un temps de côté la guitare et se met à l'orgue pour le titre Mother Earth, qui fait parti de son nouveau trip écolo. Pour ma part le message passe plutôt mal, je regarde l'heure et attend le prochain titre avec impatience.



Neil Young entame seul le set acoustique avec Don't Let It Bring You Down interprété dans un calme religieux. S'enchaîne ensuite deux titres (avec le groupe cette fois) de l'album Comes A Time (1978), Goin' Back et Comes A Time. Le Loner ne pouvait pas ne pas remiser un titre aussi incontournable de son répertoire que Heart Of Gold. Un titre repris en choeur par le public mais qui bizarrement ne m'a pas fait frissonner comme je l'aurais pensé. Peut être est-ce du à la partie de pedal steel de Ben Keith que j'ai trouver un peu fade.

Voyant le public définitivement conquis, le vieux Neil en profite pour présenter son groupe composé de Ben Keith (pedal steel et guitare) Rick Rosas (Basse) Chad Cromwell (Batterie) la femme de Neil Pegi Young (Choriste) Anthony Crawford (Choeur, Guitare, Piano). Old Man vient terminer ce set acoustique en beauté avec un public très réceptif et enjoué dès l'apparition de Larry Cragg (roadie de Neil Young) au banjo.





Retour à l'électrique pour une dernière partie de concert aussi excitante que la première. Avec Mansion On The Hill la machine électrique se remet en branle suivit de Get Behind The Wheel puis Rockin' in The Free World que le groupe ne semble plus vouloir arrêter tant l'éclate sur scène comme dans le public atteint son paroxysme. Après un long salut, Neil et son Electric Band quitte la scène... mais le spectacle n'est pas fini.




De retour sur scène, un clavier en forme d'oiseau descends sur la scène et c'est de nouveau parti avec Like A Hurricane dans une version hypnothisante où le canadien se fend à nouveau de longs solos déchirant.
Mais le mur du son est définitivement franchi avec la reprise des Beatles A Day In The Life, le Loner s'acharnant sans relâche sur sa vieille Les Paul, triturant les cordes avec sa barre de vibrato jusqu'à l'explosion de ces dernières.

C'est sous ce déluge sonore et cette vision apocalyptique que le vieux Neil et son band quitte définitivement la scène. Laissant un public du Zénith dans un tout autre état que dans lequel il était au départ.
Mais avec la certitude qu'avec ce genre de concert Rock N' Roll Can Never Die !


"Love And Only Love"
"Hey Hey, My My (Into The Black)"
"Everybody Knows This Is Nowhere"
"Pocahontas"
"Spirit Road"
"Cortez The Killer"
"Cinnamon Girl"
"Mother Earth"
"Don't Let It Bring You Down"
"Goin' Back"
"Comes A Time"
"Heart Of Gold"
"Old Man"
"Mansion On The Hill"
"Get Behind The Wheel"
"Rockin' In The Free World"

Rappel:

"Like A Hurricane"
"A Day In The Life"