lundi 17 mai 2010

Mike Oldfield - Tubular Bells (1973)

J'ai décidé d'ouvrir une petite parenthèse en m'éloignant quelque peu des racines Blues ( pour mieux y revenir plus tard !!!) en m'attelant à l'écriture de chroniques sur un artiste tout à fait à part. A savoir Mike Oldfield, un artiste dont il est difficile d'y apposer une étiquette. Tantôt rock progressif, New Age... imprégnant sa musique d'un héritage celtique, tantôt Pop/Rock et Electro. J'ouvre donc une petite parenthèse sur ce multi instrumentiste de génie, qui a donné au Rock quelques uns de ses plus beaux albums instrumentaux.
























1. Part 1 - 25:36
2. Part 2 - 23:20

Il n'a que 17 ans lorsque germe en lui les prémices de ce que sera Tubular Bells. C'est la maquette de son futur projet sous le bras qu'il ira démarcher les maisons de disques en vain.
Le salut viendra de Richard Branson qui verra dans l'oeuvre de Mike Oldfield un bon moyen pour lancer son propre label Virgin (aujourd'hui véritable empire financier).

L'enregistrement de l'album s'étalera de l'automne 1972 au printemps 1973.
Il est difficile de résumer ou de décrire l'ambiance dégagé par cet album principalement à cause de la durée de ses deux parties, excédents toutes les deux les 20 min et des nombreux thèmes et instruments utilisés au sein de ces dernières (piano, orgues, cloches tubulaires, guitares, basses, mandolines, Glockenspiel...)



La première partie débute sur un thème au piano popularisé en grande partie par le film "L'Exorciste" de William Friedkin.



Pour la petite anecdote Christian Vander batteur du groupe Magma réclamera la paternité de ce thème prétextant un plagiat de la part de Mike Oldfield. Magma était dans le même studio que Oldfield au moment où ce dernier enregistrait son album.
Cependant la parution d'une démo datant de 1971 tendra à prouver que les accusations de Vander sont erronés.

Malgré cela on aurait tort de résumer Tubular Bells et la part 1 à cet unique thème. Car si l'atmosphère dégagé dans les 4 premières minutes est propice à un film d'épouvante, le reste de la première partie l'est bien moins.
La suite alterne envolée lyrique sous forme d'orgues, cloches de toutes sortes, mandolines etc... et passage plus grave avec guitares harmonisées répétant le même motif sans cesse jusqu'au prochain thème. Le thème d'introduction refait une incursion furtive pour à nouveau laisser place aux guitares et aux sons de l'orgue.
Un long thème acoustique agrémenté de cloches puis quelques notes de basses vrombissante précèdent le dernier thème de la première partie. Un thème qui débute par un motif de basse où vient se superposer divers instruments qui font leurs entrée après qu'ils aient été annoncé: "Grand piano ; reed and pipe organ ; glockenspiel ; bass guitar ; double speed guitar ; two slightly distorted guitars ; mandolin ! spanish guitar, and introducing acoustic guitar ; plus... tubular... bells ! "
La première partie s'en va mourir dans un ultime passage acoustique



La deuxième partie est à mon humble avis injustement méconnu, elle souffre en partie de la popularité du thème d'introduction de la part 1. C'est une toute autre ambiance que nous offre cette dernière partie, loin du climat de malaise et d'oppression de la première. On notera l'absence des cloches tubulaires.
Elle débute sur un thème à consonance celtes qui est joué à la mandoline, à la guitare acoustique et au clavier ce qui installe un climat où règne une certaine sérénité.
Une sérénité qui au fur et à mesure du titre, laisse place à un thème où les guitares harmonisées imitent ici, le son d'une cornemuse.
Puis en plein milieu de la partie c'est un motif que l'on peut clairement qualifier de Rock qui entre en scène. Guitares et batterie répondant avec autant de violence que la voix guttural qui s'égosille tout au long de ce même thème.
Après ce passage explosif c'est un motif plus calme et apaisant qui fait son apparition où le phrasé de la guitare de Mike Oldfield se marie à merveille avec l'ambiance de fond tapi par l'orgue.
Et c'est comme sorti de nulle part que le célèbre air traditionnel The Sailor's Hornpipe fait son apparition. Il est joué à la mandoline et sa cadence augmente à une vitesse vertigineuse pour se finir brusquement et mettre ainsi un terme à cette deuxième partie et clore l'album.


Tubular Bells sort le 25 mai 1973, outre l'impact qu'il aura au près du public grâce à la B.O de "L'Exorciste", l'album devient une référence et une pierre angulaire du Rock instrumental et progressif.
Quant à Mike Oldfield réservé et intimidé par ce succès, il s'en ira se ressourcer au pays de Galles dans le comté d'Herefordshire près d'une colline du nom de Hergest Ridge. Mais ceci est une autre histoire...






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